TURMA VENGEANCE

 

Réseau de renseignement - évasion - action
de la Résistance
Fort de plus de 30.000 membres répertoriés, le réseau Turma Vengeance fut un des tout premiers mouvements de Résistance et parmi les plus importants en nombre. Apolitique et implanté en zone occupée, ce réseau vit le jour dès 1940, grâce à l'initiative de trois amis :
  • le docteur Victor DUPONT (1909-1976), chef et fondateur de Turma Vengeance, qui commandera jusqu'à son arrestation le service du Renseignement;
  • le docteur Raymond CHANEL (1908-1999), créateur et chef du réseau Évasion Vengeance;
  • le docteur François WETTERWALD (1911-1993), créateur et chef des Corps Francs Vengeance.

Le docteur Victor DUPONT

Le docteur Raymond CHANEL

Le docteur François WETTERWALD

Malgré les vicissitudes de la guerre, le réseau Turma Vengeance garda fidèlement ses trois missions (Renseignement, Évasion, Action), se structura avec beaucoup de rigueur, mit sur pied des unités de combat, allant même jusqu'à créer une école de formation des cadres à Cerisy-Belle-Étoile (Orne).

Il prit une part capitale dans la préparation (renseignement, sabotage,…), la conduite (poursuite du renseignement, renforcement des unités débarquées,…) et l'exploitation (mise à disposition d'unités en armes, appui direct,…) du débarquement allié en Normandie.

Le 6 juin 1944, le réseau fournira plus de 7 bataillons et de 2 compagnies en renfort aux unités alliées, sans compter les engagements individuels au sein de la 2ème D.B. Le 2ème S.A.S. incorporera même dans ses rangs des combattants de Vengeance.

Le réseau Vengeance paiera un lourd tribut à la libération du pays avec plus de 620 morts pour la France :

  • plus de 100 fusillés,
  • plus de 100 tués au combat,
  • plus de 25 abattus à l'arrestation ou tués sous la torture,
  • près de 400 morts en Allemagne sur plus de 800 déportés.

Avec tous ses chefs déportés ou tués, le réseau Vengeance n'a pas pu faire entendre sa voix à la Libération quand d'autres mouvements, pourtant plus récents et parfois beaucoup moins nombreux, captèrent à leur profit exclusif la gloire et une certaine reconnaissance officielle de la Patrie.
Il faudra attendre 1947 pour que le réseau Vengeance soit un peu mieux connu du grand public grâce au livre du docteur WETTERWALD : Vengeance, histoire d'un Corps Franc, ouvrage dans lequel il avoue :

" nous n'attendions pas des honneurs insignes, des récompenses exceptionnelles, des traitements de faveur. Nous ne nous apprêtions pas à jouer le rôle de héros nationaux". (page 294)

Pourtant, les membres de Vengeance n'avaient pas démérité. Parmi tant de héros, certains eurent même droit à la reconnaissance officielle :

- Bernard CHEVIGNARD, chef des sections spéciales de Vengeance. Compagnon de la Libération. Mort pour la France (voir biographie)

- Jean JAOUEN, chef de Vengeance pour le Finistère. Compagnon de la Libération. Mort pour la France (voir biographie)
- Le capitaine Georges HAMACEK, des maquis Vengeance du Morvan. Son nom sera donné à une promotion de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1989-1992). Mort pour la France - Le lieutenant-colonel Pierre JEANPIERRE, des Corps Francs Vengeance du Loiret. Son nom sera donné à une promotion de l'École Spéciale Militaire Interarmes (1959-1961). Mort pour la France
- Le général Fernand VESSEREAU, chef du maquis Mariaux. Son nom sera donné à une promotion de l'École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (1974-1975) - Le gendarme André GUILBERT, du sous-réseau Arc en Ciel (Calvados). Son nom sera donné à la 38e promotion de l'École de Sous-Officiers de Gendarmerie du Mans. Mort pour la France
- Le garde mobile Mathurin LE GALUDEC, des Corps Francs Vengeance du Finistère. Son nom sera donné à la 66e promotion de l'École de Sous-Officiers de Gendarmerie du Mans. Mort pour la France - Le garde républicaine René MARSSIN, de Vengeance-Paris. Son nom sera donné à la 378e promotion de l'École de Sous-Officiers de Gendarmerie de Chaumont. Mort pour la France
- Le gendarme Alban LE CAIR, des Corps Francs Vengeance de Gourin. Son nom sera donné à la 45e promotion de l'École de Sous-Officiers de Gendarmerie de Châteaulin. Mort pour la France - Robert KELLER, membre de Turma Vengeance, qui fut la fameuse "source K" du renseignement allié. Mort pour la France
- Henri DUVILLARD, des Corps Francs Vengeance du Loiret, puis ministre des Anciens Combattants (1967-1972) - Antoine QUINSON, de Turma-Arc en Ciel, ministre des Anciens Combattants et Victimes de guerre (1957-1958)

C'est en honneur de tous les membres de Vengeance, notamment de ceux qui y ont donné leur vie, mais aussi par souci de préserver la mémoire sur l'un des plus prestigieux mouvements de Résistance, que ce site a été ouvert par les petits-enfants et arrière petits-enfants d'anciens du réseau, pour jeter un peu de lumière sur l'action souvent méconnue des hommes et des femmes qui y ont servi.
Ce projet a reçu l'approbation et les encouragements du comité directeur de l'amicale Turma Vengeance.


M. et L. Chantran

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Ouvrages fondamentaux.

Biographies et documents.

Divers.

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Ils l'ont fait

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Bibliographie.

Communiqués.



Mise à jour du 24 janvier 2016

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